Les îles oubliées

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Chapelet de plages, volcan rasé, simple caillou ou berceau de forêt Luxuriante… Quelle que soit sa topographie, chaque île est une pépite avec ses légendes et ses surprises propres. Focus sur quatre d’entre elles, à l’écart des circuits touristiques.

ELLES ACCUEILLENT LES RÊVES DE TOUT VOYAGEUR, renferment dans leurs contours finis la chimère du paradis originel. L’être humain y vivrait en harmonie parfaite avec la nature, et ne connaîtrait pas les perversions de la civilisation, selon la vision utopiste du Siècle des lumières… Existent-elles réellement, ces îles délicieuses ? Loin du tourisme de masse et de la pollution ? Voici quatre propositions : quatre îles oubliées, piochées dans un atlas poussiéreux, dont aucune ne ressemble â la précédente. Sainte-Hélène, Los Roques, Robinson Crusoé et Praslin. Chacune a son histoire et ses raisons qui la tiennent Isolée ou préservée Quatre havres précieux, perdus dans l’océan Indien, le Pacifique, l’Atlantique et les Caraïbes, dont les simples noms sont une Invite au voyage.

Sainte-Hélène, LE PÈLERINAGE CONFIDENTIEL

L’ombre du grand homme qui y a fini ses jours n’en finit pas de planer sur Sainte-Hélène. Les partisans nostalgiques de Napoléon Ier lui ont assuré une réputation sinistre. Pourtant, ce confetti d’empire britannique de 120 km2, isolé au milieu de l’océan Atlantique sud, a quelque chose de vibrant Accessible seulement en bateau pour combien de temps encore ?, l’île est loin de la carte postale tropicale. Volcanique, son relief est extrêmement tourmenté et ses côtes battues par les vents. Sa capitale, Jamestown, semble étranglée entre deux falaises hostiles. Ail leurs, la végétation est luxuriante, entre fougères arborescentes à l’étage supérieur et pâturages verdoyants plus bas. Ici, pas de population indigène : les habitants de l’île, les «Saints», ont des ancêtres britanniques, africains ou chinois. Le pèlerinage sur les traces de Napoléon reste la raison d’être du voyage. La maison de Longwood, sa dernière demeure, et la vallée qui abrite son tombeau – mais non ses cendres, rapatriées en 1B40 aux Invalides – sont des havres de sérénité. Cela pourrait changer : Sainte-Hélène vit ses dernières années d’isolement, car un projet d’aéroport devrait la relier en 2016 à l’Afrique du Sud., et aux hordes de touristes, que rebutaient jusqu’ici les quatre jours et cinq nuits de navigation sur le Royal Mail Ship St Helena…
http://rms-st-helena.com/

Los Roques, L’ARCHIPEL LUMINEUX

Les eaux turquoise de Los Roques, au large de Caracas, pourraient bien convaincre le voyageur d’avoir touché au paradis. Encore faudrait-il le disputer âprement aux tortues marines, qui, en tant qu’emblème de l’archipel, ne s’en laisseraient pas conter… Cette centaine d’îles et îlots vénézuéliens, aux plages somptueuses, affichent dans leurs eaux un nuancier exhaustif de bleus. Et la variété de la barrière de corail la hisse au troisième rang mondial. Le lagon est devenu un parc national au début des années 1970, offrant un cadre préservé aux ibis rouges, aux frégates, et hérons qui le peuplent. Si l’on se détache de la simple contemplation, que fait-on à Los Roques ? Plongée sous-marine, pêche au bonefish, ce poisson extrêmement vif et combatif vaut son moment de gloire à qui le ramène au bout de son hameçon, kitesurf, etc. À condition de se dérober pour un temps à la langueur des Caraïbes !
http://www.ilesdumonde.com

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Robinson et les langoustes

Réelle ou fictive ? Son nom peut légitimement soulever la question. Et pourtant, Robinson Crusoé, cette île chilienne de l’océan Pacifique, existe bel et bien, située à quelque 700 km des côtes sud-américaines. Son nom, en référence au héros de Daniel Defoe, date des années 1970. Jusque-là, l’île Robinson Crusoé s’appelait plus banalement Mas Atierra. Le gouvernement chilien la rebaptise pour rendre hommage au naufragé écossais Alexandre Selkirk, le «vrai» Robinson, échoué ici au début du XVIIIfl siècle. Cette île est la seule de l’archipel Juan Femândez à être habitée : 600 âmes y vivent de la pêche à la langouste et du tourisme. Montagneuse et volcanique, elle est une réserve mondiale de biosphère. Les fonds marins y sont d’une grande richesse, ainsi que la flore, menacée par l’érosion et le développement d’espèces invasives. Sur ce bout de terre de quelques kilomètres carrés, deux tiers des espèces végétales sont endémiques. http://www.chile-excepcion.com

Praslin, OÙ SE CACHE LA VOLUPTÉ

Les Seychelles, éden évident de l’océan Indien, aux plages paradisiaques et aux fonds marins majestueux, recèlent sur l’île Praslin, un fruit mystérieux et fantasmé, aujourd’hui protégé: la noix du cocotier de mer, communément appelée coco-fesses. Évoquant parfaitement les courbes postérieures féminines, et pesant jusqu’à vingt kilos, elle s’est naturellement transformée en symbole sexuel, consommé comme aphrodisiaque. Pour rajouter au fantasme, les inflorescences mâles ont une forme… phallique 1 L’ile Praslin, baptisée «île de Palme » par Lazare Pi eau It quand il la découvrit en 1744, était peut-être déjà connue -et son secret farouche ment gardé – par les Maldives. Le nom latin du coco de mer (Lodoicea maldivica) prouve que c’est bien là que l’on situait son origine. Praslin, l’actuelle appellation de file, remonte à Louis XV, et à son ministre de la Marine : Choiseul Praslin, que l’on aurait surnommé « Cucul Sa praline », – savourez le bon mot î Avec sa végétation exubérante dans la Vallée de Mai, un parc national classé au patrimoine mondial de l’Unesco et ses plages lumineuses, dont la sublime anse Lazio, Praslin reste une destination idyllique et préservée, www.ilesdumonde.com

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