LAVARDIN Capitale de la choine

 

Lavardin, Capitale de la choine

Lavardin, Capitale de la choine

Dans le centre de la France, au pays de Ronsard, ce bourg bâti sur le penchant d’un couteau, au pied d’une forteresse, attire tous les regards. Ancienne place forte des comtes de Vendôme au Moyen Âge, Lavardin a joué un rôle important dans l’histoire militaire avant de devenir un lieu adulé des poètes.

Lavardin, capitale de la choine ! Ce qui n’est ni un plat typique, ni un hydromel… encore moins une danse folklorique, mais un jeu de cartes qui se joue à deux, très répandu dans le centre-ouest de la France, et plus précisement dans la vallée du Loir.

Terre des poètes, des peintres et des rois, le village de Lavardin apparaît au visiteur comme un rêve de pierre, le rêve éveillé d’un riche passé, délivré des tumultes de l’histoire dont il n’a voulu conserver que charme et beauté, à travers l’héri¬tage d’un charme exceptionnel ». Ces quelques lignes du dramaturge René Bruneau soulè¬vent un coin du voile, certes, mais tout reste à découvrir dans ce charmant village du pays de Ronsard… Lavardin s’est forgé le caractère au gré des époques. L’histoire commence à l’aube de l’humanité lorsque les premiers hommes occupaient les grottes calcaires nichées dans les coteaux du site. Aux temps des Gaulois, la vaste forêt de Gâtines devint ensuite l’antre de druides qui s’adonnaient à des rituels et à des sacrifices autour des huttes des tribus. Habitations qui furent remplacées par un village gallo-romain baptisé Labricinum. Dès le IIIème siècle, les chré¬tiens tentèrent de balayer la tradition païenne de la vallée du Loir et la paix ne ressurgit qu’à l’avènement des Mérovingiens. Un siècle plus tard, la cité se dota de fortifications pour résister à l’assaut des Vikings. Son donjon de pierre, quant à lui, fut édifié au XIe siècle pour repousser, cette fois, les troupes du seigneur de Montoire. Malgré les stigmates du temps, des guerres et des inva-sions, la visite des bailles (ou cours), de la tour du capitaine, des courtines, de la salle de garde et du donjon permet de revivre l’histoire du village, Montoire et Lavardin se livraient jadis une guerre sans merci, qui prit fin durant la guerre de Cent Ans : les deux fiefs voisins s’allièrent contre les troupes de Richard Cœur de Lion et de Henri II d’Angleterre. Puis, les guerres de Religion opposèrent catholiques et protestants dans le pays de Vendôme. Henri IV assiégea la forteresse, si bien que les tours et les murailles furent démantelées.

Très célèbre pour son château, Lavardin l’est aussi pour ses fresques qui se cachent dans la nef, le choeur et les bas-côté s de l’église Saint- Genest, ancienne église monastique du prieuré. Mais ne vous laissez pas surprendre par l’aspect énigmatique, l’allure modeste et le caractère quelque peu austère de l’église, car elle renferme un des plus beaux trésors de l’art roman. On peut notamment y apercevoir des fresques réalisées entre le XIIe et le XVIe siècle telles que le Baptême du Christ, l’Arbre de Jessé ou la Passion, etc. « Heureuses tes ondes, ô petit Loir, honneur du Vendômois », chantait du Bellay…

lavardin

Au pied de l’éperon rocheux, le vieux pont de pierre gothique (fin du XIIe-début du XIIIe siècle) offre un joli point de vue sur le Loir. Immortalisée au fil des siècles par nombre de peintres, écri¬vains et poètes, à l’instar de Ronsard (notamment avec le poème À 7a rivière du Loir), la rivière dort paisiblement à l’ombre d’une végétation ver¬doyante, sans que rien ni personne ne puisse la perturber. La promenade de la Rotte aux Biques mène aux ruines du château. Juste en face, des caves à vin, à champignons, ainsi que des habi¬tations troglodytiques aménagées sont recou¬vertes de lierre, couronnées de bois, ornées de fleurs et même, parfois, de peintures murales. Dans ce village au charme d’antan, les maisons aussi ont traversé les époques. Qu’il s’agisse du prieuré Saint-Genest du XIIe siècle, de la maison Perrault avec son style gothique, des maisons Renaissance ou de celles bâties avec les pierres du château, chacune d’entre elles enchante le regard, surtout lorsque les fenêtres sont ornées de géraniums. Si vous passez devant le prieuré Saint-Martin dédié à Saint-Gildéric, sachez que celui-ci fut habité par la famille du poète Paul Claudel en 1926. Histoires et légendes ne cessent de nourrir l’imaginaire des touristes.

se renseigner

Mairie de Lavardin. 2, impasse Saint-Genest,
418Q0 Lavardin. 02 54 85 07 74 et lavardin.net.
Office de tourisme de Montoire-sur-le’Loir. 16, place Clemenceau, 41800 Montoire-sur-le-Loir. 02 54 85 23 30.

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